Les contractions entre la relation de l'évènement par la presse régionale et par le ministère de la défense...
A votre avis qui faut-il croire ?
Crash d'un Mirage 2000 dans la
Meuse 27/02/2006
Deux avions de chasse se sont heurtés en vol au dessus du Toulois, et
l'un deux s'est écrasé à Montiers-sur-Saulx, à quelques
mètres d'une maison d'habitation.
BAR-LE-DUC. _ Quelques minutes seulement après l'accident hier vers 13
h 30, l'armée débarquait déjà. Scénario classique
lorsque l'un de ses engins vient à se poser impromptu en territoire civil.
En l'occurrence à Montiers-sur-Saulx, petit village meusien.En fait,
la catastrophe a été évitée de justesse :
le mirage 2000-5 s'est écrasé littéralement aux portes
de la ferme Tanchotte, à une centaine de mètres tout au plus des
maisons occupées par les familles Fert et Colson. Et à
quelques centaines de mètres seulement du village de Morley, surpris
par les déflagrations... et par celles qui ont suivi.Des détonations
ont en effet ébranlé soudain l'épave méconnaissable
et fumante de l'avion de chasse, dont les riverains ont appris qu'il était
gavé d'explosifs. On parle de quelque 200 obus de petit calibre. «
Tout à coup, ça a commencé à péter toutes
les 20 secondes, et je les ai même vus qui fusaient », s'est étonné
un témoin avant de devoir quitter le site.Rapidement, décision
a été prise d'évacuer les habitants du lieu-dit, théâtre
de l'accident. Un périmètre de sécurité a été
tracé sur un rayon d'un kilomètre, surveillé par les forces
de gendarmerie et de l'armée de l'air. Au moins une quarantaine d'hommes
ont été mobilisés. Même les pompiers civils ont dû
renoncer à opérer. Trop dangereux.En fait, l'accident avait connu
son préambule quelques secondes auparavant, alors que deux mirages de
la base aérienne 102 de Dijon (21) menaient une mission d'entraînement
en patrouille. Au-dessus du Toulois, pour une raison qui reste à éclaircir,
les deux avions de combat se sont heurtés en vol. Des débris ont
d'ailleurs été retrouvés sur le territoire d'Allamps-Housselmont,
en Meurthe-et-Moselle.
Démineurs sur place
Ils se sont ensuite dirigés vers la base aérienne
113 de Saint-Dizier pour se poser d'urgence. Mais, alors qu'ils survolaient
le Sud meusien, l'un des deux pilotes a dû s'éjecter, et laisser
son avion s'écraser. Du Mirage, il ne restait plus qu'un tas de ferraille
difficilement identifiable.Le pilote a été rapidement récupéré
par un hélicoptère de l'armée de terre qui l'a transféré
ensuite à Metz pour examen, mais il semble qu'il s'en soit sorti indemne.
Des démineurs ont été appelés à l'aide pour
procéder au désarmement de la carcasse, et toute la nuit, le dispositif
de surveillance était maintenu pour interdire l'accès aux intrus.Le
second appareil a pu se poser sur la base de Saint-Dizier, toute proche, et
le bureau enquêtes accidents Défense (BEA-D) se chargera de déterminer
les circonstances exactes de cet accident.Lysiane GANOUSSE
Le pilote a pu s’éjecter quelques secondes avant l’accident.
Photo Frédéric MERCENIER
© L'Est Républicain - 28/02/2006
CONTRADICTION FLAGRANTE AVEC LE
SITE DE L'ARMEE DE L'AIR : UN COMMUNIQUE DE PRESSE INDIQUANT QUE LE CRASH S'EST
PRODUIT EN DEHORS DE TOUTE ZONE HABITÉE !!!
"Le lundi 27 février
2006 vers 13h15, au cours d'une mission d'entraînement en patrouille,
deux avions de combat monoplace de type Mirage 2000-5 de la base aérienne
102 de Dijon (21) se sont touchés en vol.
Lors de leur déroutement sur le terrain de Saint-Dizier (52), le pilote
d'un des appareils a été contraint à l'éjection.
L'avion s'est ecrasé sur une zone non habitée
entre les communes de Morley et d'Ecurey (55) sans causer de dommages aux tiers.
Le pilote a été récupéré sain et sauf.
Le deuxième appareil s'est posé sans encombres sur la base aérienne
113 de Saint-Dizier.
Le Bureau enquêtes et accidents Défense-air (BEAD-air) est chargé
de mener une enquête afin de déterminer les circonstances de l'accident
et s'il y a lieu d'établir des recommandations de sécurité."
Notre commentaire :
1/ La langue de bois de "la grande muette" ferait bien de prendre quelques cours de formation...Pour qui prennent-ils les riverains qui ont peut-être cru leur dernière heure arrivée ?
2/ Il est réellement SCANDALEUX que des avions bourrés d'explosifs soient utilisés lors de vols d'entrainement en temps de paix.