SEANCE DU CONSEIL GENERAL DU 18/11/96

MOTION PRESENTEE PAR P.F SIMEONI

CONTRE L'AVIS FAVORABLE DE LA COMMISSION D'ENQUETE AUTORISANT LA CREATION DE DEUX PISTES SUPPLEMENTAIRES A ROISSY ;

En donnant son accord pour la création de deux pistes supplémentaires sur l'aéroport de Roissy, la commission d'enquête ne tient pas compte des 30 000 avis négatifs qui ont été comptabilises pendant l'enquête publique. En considérant qu'un avis négatif représente en moyenne un foyer trois personnes, c'est au moins 90 000 habitants qui se sont prononcés contre l'extension de l'aéroport.

C'EST UN REJET MASSIF. Refus qui aurait pu ètre encore plus important si les 300 000 habitants de la Vallée de Montmorency avaient été officiellement consultés.

Donc, aprés un simulacre de consultation, 500 000 Val d'Oisiens devront être sacrifiés sur l'hôtel de l'lntérét National suivant la forrnule prononcée par le directeur de cabinet du ministre des transports, Mr PONS. Les Val d'Oisiens dans leur grande majorité refusent cette perspective imposee par des experts qui, rappelons-le, va entraîner le doublement du trafic passager qui devrait passer de 28 millions à 55 millions par an avec pour corollaire l'augmentation du nombre des vols, 550 000 par an au lieu de 320 000 actuellement. Soit un avion sur nos têtes toutes les 30 secondes de jour comme de nuit. C'est inadmissible et inconcevable en terme de sécurité aérienne De plus, il n'existe aucune contrainte légale, une fois les deux pistes en activité, pour qu'Aéroport de Paris n'atteigne pas son objectif de 80 millions de passagers annuels inscrits par les gouvernements successifs au Schéma Directeur de l'Aménagement de la Région lle de France (SDAURIF).

Oui, l'extension de Roissy est un problème d'intérêt national. Mais est-ce l'intérêt de la Nation de concentrer la quasi-totalité du trafic aérien sur une unique zone aéroportuaire Non. Au contraire l'évolution des aéroports doit s'inscrire dans un Schéma National des Transports en combinaison avec le rail, la route et la voie d'eau tout en respectant l'environnement et la qualité de vie des populations.

Réuni en séance plénière du 18 novembre 1996, le Conseil Général du Val d'Oise considérant que l'avis favorable de la commission d'enquête va:

- à l'encontre du rejet-massif du projet d'extension exprimé par les populations consultées augmenter les nuisances déjà insupportables (bruit, pollution) pour un demi million de personnes entraînant des problèmes de santé publique (stress, troubles du sommeil, agressivité) contribuer à la dégradation de l'environnement - déprécier la valeur des biens immobiliers augmenter le risque potentiel d'accidents aériens sur des zones fortement urbanisées.

Se prononce contre l'avis de la commission d'enquête favorable à la création de deux pistes supplémentaires.