Les moteurs d'avion émettent principalement
les composants polluants suivants : oxydes d'azote (NOx), monoxyde
de carbone (CO), hydrocarbures (HC)(ou composés organiques
volatiles : COV), dioxyde de soufre (SO2) et particules solides
( SUIES). Ils émettent aussi du dioxyde de carbone
(CO2) et de la vapeur d'eau. Ce sont les émissions de NOx qui dominent relativement
à régime élevé, donc au décollage
et en montée. Environ 75 % des émissions se
produisent à la vitesse de croisière dans la troposphère
et la basse stratosphère (10-12 km). Au régime de
ralenti et au roulage au sol, il se dégage peu de NOx mais
relativement beaucoup de CO et de HC. Au décollage et
en montée les émissions de NOx et de particules
(SUIES) sont élevées, celles de CO et de HC relativement
faibles.
Les effets sur la santé
Le monoxyde de carbone ( CO) est un poison pour l' hemoglobine. Les oxydes d'azote NOx et de soufre SO2 sont des gaz tres
irritants pour les voies respiratoires. En Suisse, pour le NO2
la valeur limite horaire et journaliere est de 80 µg / m3,
pour le SO2 la valeur limite horaire et journaliere est de 100
µg / m3.
Les oxydes d'azote NOx se transforment sous l'influence
des rayons ultra-violets en Ozone O3 . L'ozone a un pouvoir oxydant
et irrite les poumons. Lorsque l'atmosphere est stagnante
et l'ensoleillement intense, la concentration d'ozone augmente
fortement et cause des problemes respiratoires. Les hydrocarbures
imbrules Hx Cy et les suies sont reputes cancerogenes. -Il
est evident que les emissions gazeuses toxiques auront un impact
beaucoup plus inquietant dans le voisinage des pistes. Cependant,
quand des phenomenes d'inversion de temperatures ou de brouillard
surviennent, les zones affectees sont beaucoup plus etendues.
Un rapport du Stockholm Environnement Institute (SEI)
propose une série de recommandations pour maîtriser de
façon durable les émissions de polluants du trafic aérien
sur le plan local, régional et global. http://ufcna.net/SEI-Aviation-Report.pdf
La pollution atmosphérique et les nuisances sonores autour des
aéroports et sous les couloirs aériens apparaissent comme
un problème environnemental et de santé publique reconnu
par toutes les autorités sanitaires. En dépit des progrès
accomplis ces deux dernières décennies sur le bruit et
les émissions de polluants atmosphérique émis par
les avions, le nombre de mouvements connaît une telle croissance
que les niveaux d'exposition excèdent notamment les recommandations
de l'Organisation mondiale de la santé (OMS).
Dans ce rapport publié en juillet 2004, John Whitelegg et Howard
Cambridge (Stockholm Environnement Institute, SEI) appellent les gouvernements
à réagir et à réduire la croissance du
trafic aérien. Une partie importante de leurs recommandations
concernent l'impact des polluants sur le climat ( effet de serre) et
ne peuvent trouver une réalisation concrète qu'à
l'échelon de la politique européenne et mondiale.
Sur le plan de la pollution locale du trafic aérien, ce rapport
recommande de suivre l'exemple de l'aéroport de Zurich en adoptant
le principe de « bulle environnementale », qui consiste
à considérer un aéroport comme une source industrielle
polluante ( au même titre qu'une raffinerie) , de calculer la
globalité de ses émissions et d'imposer aux aéroports
des limites qui respectent les seuils recommandés par l'OMSet les directives Européennes.
La pollution générée
par le trafic international
survollant la France n'est
pas prise en compte.
Le
CITEPA qui fait autorité
dans la matière est un
Centre Technique Interprofessionnel
avec un statut d'Association (loi
1901). Aujourd'hui, il regroupe 200
adhérents (industriels,
fédérations et syndicats
professionnels, producteurs d'énergie,
constructeurs automobiles, éco-industries,
bureaux d'études et laboratoires
de mesures), constituant ainsi un
véritable réseau interprofessionnel où circule une information
pertinente et d'actualité sur les évolutions réglementaires
et technologiques en matière
de pollution atmosphérique.
En fait, le calcul de la
pollution est confié a
un organisme géré
par les tenants de la pollution.
En partant des chiffres PPA
pour la production de NOX ( 6900
tonnes)en IDF, sachant que le
trafic aérien IDF représente
50% du trafic National des 10 grands
aéroports commerciaux nous pouvons estimer la production
NOX du trafic aérien en
France a plus de 20000 tonnes/an
si l'on inclu les émissions
NOX induite par le trafic routier
du aux aéroports.
En ce qui concerne les SUIES aucun calcul n'est effectué
par les organismes officiels
La pollution du trafic aérien
qui survolle la France n'est pas prise
en compte
Bravo, c'est très fort!
La désinformation règne!
En faisant tout leur possible
pour minimiser au maximum les
chiffres de la pollution du trafic
aérien, on a fini par faire
croire à tous les rapporteurs,
a toutes les administrations et
associations concernées
que la pollution
générée par
le trafic aérien était
négligeable.
Emissions NOX du
transport aérien en IDF
ADP communique
enfin depuis 2001 quelques chiffres
concernant les emissions de NOX locale
( norme LTO) générés
par le trafic aérienen Ile de
France.
En ce qui concerneles
SUIES aucun calcul n'est effectué
par les organismes officiels et elles
ne sont pas mentionnées par
Air France alors que nous les évaluons
au minimum à 10 tonnes/jour
La norme LTO prend en compte
la production d'émissions polluantes générées
par chaque mouvement LTO ( atterrissage et décollage)
uniquement dans la zone bleue
foncée des cartes représentant les flux aériens
de Roissy et d'Orly( jusqu'ˆ 915 mètres d'altitude)
Nous ne remettons pas en question cette norme officielle.
En effet, il vaut mieux avoir quelque chose que rien du tout
Nous regrettons que le calcul des SUIES ( particules grasses
et noires qui recouvrent l'île de France et rentrent dans
nos poumons) ne "puissent pas" être encore évaluées
par les services compétents...Nous les évaluons
à plus de 10 tonnes/jour en Ile de France
Pourquoi ne pas tenir compte de la pollution des 2500 mouvements/jour
des 26 autres aérodrome de la région Parisienne?
Pourquoi ne pas commencer a appliquer les décrets
que le Premier Ministre et le Président de la République
ont signé et interdire toute augmentation du trafic aérien
en Ile de France?
Quelle autre industrie
en France peut impunément cacher ses émissions
de NOX
Comparaison entre les
chiffres des émissions polluantes du trafic routier en
Ile de France et les chiffres des émissions polluantes
du trafic aérien concernant Roissy et Orly. ( prospective
PRQA)
Les chiffres des emissions
NOXdu trafic routier en IDF
Les pouvoirs publics cachent la
vérité a tous les Franciliens
Il faut écarter immédiatement
les aéroports de la proximité des villes
Le doublement voulu par les pouvoirs publics du
trafic aérien en Ile de France à l'horizon 2015
ne permettra pas de remplir le contrat concernant la réduction
du NOX en Ile de France