SIX CENTS pavillons rasˇs, un cimeti¸re enti¸rement dˇplacˇ, deux mille habitants expropriˇs
L'aéroport d'Orly se situe a quinze kilomètres de Paris.
Malgré une forte urbanisation déjà établie
et un développement urbains prévisible et souhaité
par toutes les municipalités, les pouvoirs Publics, dès les
années 1960, n'ont pas hésité a développer
cet Aéroport tout en laissant les maires urbaniser librement. Un
aéroport a vingt minutes de Paris était un bon argument économique
a condition de ne pas urbaniser autour!
Actuellement,( 1998) nous relevons les
mêmes arguments laxistes dans le communiqué de presse du ministre des transports
du 26 mars 1998: Les " politiques" n'ont pas évolué
d'un iota en 45 ans: ils sont toujours sans aucune conscience des nuisances
environnementales.
De 1950 a nos jours l'urbanisation et le développement
des villes périphériques de l'aéroport n'est pas vraiment
réglementé. La population, sous les nuisances, se multiplie
en même temps que les décollages et les atterrissages des
avions.
Actuellement ( 1998) , comme les promoteurs refusent
de construire sous les nuisances aériennes, les maires construisent
des logements "sociaux".
En 1968 les riverains se révoltent! .Sous la pression
des Associations de Riverains les vols de nuit sont interdits a Orly
de 23h 30 a 6h. ( Il faudra plus de vingt ans
pour appliquer réellement le couvre feu.)
L'urbanisation et le développement des villes périphériques
continue. La construction de l'aéroport de Roissy ( construit, sans
tenir compte du facteur nuisances, beaucoup trop près de Paris et
par conséquent remis en cause, a juste titre, par les Riverains)
ne résout en rien les nuisances générés par
Orly dont le trafic augmente toujours. Le 31 décembre 1992 la loi bruit ( sˇgol¸ne Royal) institue une taxe Bruit sur les
avions utilisant 9 Aéroports Français dont Roissy et
Orly en Ile de France. L'argent produit par
cette taxe doit servir a insonoriser les habitations des Riverains situées
dans des zones de Bruit.
Ces Zones de Bruit, dont les cartes sont a
disposition dans les Mairies des villes concernées, s'avèrent
extrêmement restreintes par rapport aux nuisances réelles
constatées tous les jours par les Riverains. De
plus, ce genre d'indemnisation est un piège qui contraint les Riverains
a accepter les nuisances sans les résoudre.
A la suite de l'incident de l'A320 de la Tarom en septembre 1994
et sous la pression des Elus et des Associations de Riverains, le Ministre
de l'équipement, par Arrêté du 6 Oct 1994, a fixé
a 250 000 le nombre de créneaux horaires maximum attribuables sur
une année aux compagnies utilisant l'aéroport d'Orly, afin
,est il écrit, de limiterle trafic a
200 000 mouvements annuel.
La parole et l'écrit légal de l'Etat Français
ne sont que peu de chose face aux pressions induites par la libéralisation
du trafic aérien.(Considérant qu'il convient, pour
protéger les riverains contre les nuisances sonores, de fixer le
trafic de l'aéroport d'Orly a environ 200.000 mouvements par an
, objectif fixé par le schéma directeur de la région
d'Ile de France, approuvé par le décret du 26 avril 1994.)
Nous avons actuellement (1999) "environ 250 000"mouvements à
Orly et il va falloir se battre pour ne pas en avoir 50 000 de plus.
* * *
IL FAUT SAVOIR que pendant toutes ces années il y a eu un REFUS
de dialogues constructifs entre les organismes décisionnaires du
trafic aérien et les Associations de Riverains. Que toutes les
décisions du pouvoir politique n'ont été prises que
sous la pression de certains Elus Municipaux, des Associations de Riverains
et des Riverains qui ont manifesté leur exaspération.
ADP qui est gestionnaire de l'aéroport
d'Orly, la DGAC qui est responsable du trafic Aérien
ainsi que les différents représentants du Ministère
de l'équipement et des transports n'ont jamais rien fait et ne
font toujours rien pour établir une information réellement
transparente.