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LES SILENCES
DE LA MINISTRE DE LA DEFENSE ! (1).
Jonquières,
le 25 janvier 2005
Madame Michèle ALLIOT - MARIE
Ministre de la Défense
14 rue Saint-Dominique
00450 ARMEES
Madame la Ministre,
J’ai l’honneur de porter
à votre connaissance les résultats d’une
enquête d’opinion que notre association a effectuée
au cours du dernier trimestre 2004, portant sur la perception
que les proches riverains de la base aérienne 115 d’Orange
ont de cette proximité et des sentiments qu’ils
éprouvent.
Nous espérons que vous consentirez
à saisir les services compétents du ministère
de la défense et extérieurs, pour en faire l’analyse
et surtout rechercher les moyens à mettre en oeuvre
pour répondre aux attentes de la population.
Ce courrier me donne l’occasion
de revenir sur les échanges de correspondances que
nous avons eu au cours des derniers mois de l’année
2004, tant avec vous qu’avec le chef d’état-major
de l’armée de l’air, les co-présidents
de la Commission mixte défense-environnement, le préfet
de Vaucluse et le commandant de la BA 115.
Les raisons de notre démarche
vous ont été largement exposées dans
notre lettre du 15 octobre 2004 à laquelle vous avez
demandé à Messieurs HUGODOT et LABARTHE de répondre.
Vous pourrez constater Madame la Ministre, qu’ils n’ont
en rien répondu en votre nom sur le fond de notre courrier,
se contentant de mettre un accent particulièrement
désagréable sur un paragraphe quasi anecdotique
de la lettre que nous leur avions adressé à
la même époque et de mettre en cause notre bonne
foi, ce qui devient une détestable habitude.
Nous n’avons pas du tout apprécié
cette manière de tancer des garnements un peu trop
turbulents dans la cour de l’école et de brandir
la Charte comme un bouclier immuable et statufié.
Nous avons par ailleurs souhaité
la reprise d’une véritable concertation avec
les interlocuteurs locaux civils et militaires, dans le même
état d’esprit que celui qui avait présidé
à l’élaboration de la Charte à
laquelle les représentants de l’AJCNA ont plus
que tout autre contribué, même si depuis ces
interlocuteurs ont par deux fois changé de titulaires.
Or que constatons nous ?
Le chef d’état-major de
l’armée de l’air a ni répondu ni
accusé réception de notre lettre.
Le préfet de Vaucluse a limité
sa réponse à des louanges immérités
à l’adresse du commandant de la base, s’abstenant
lui aussi de répondre sur le fond soit d’une
part sur la reprise effective de la concertation et pas seulement
dans les mots, et d’autre part sur la demande de votre
collègue de l’Ecologie et du Développement
durable de faire mesurer les niveaux de bruit auxquels sont
soumis les riverains de la base aérienne 115 d’Orange.
Enfin concernant la réponse
du commandant de la base nous avons relevé qu’il
semble très sensible aux manifestations cérémoniales
et qu’en dehors de propos condescendants, il avait cru
bon d’user d’un argument désuet et aujourd’hui
largement condamné en se présentant comme un
employeur justifiant la pollution et les nuisances produites
par le maintien de l’emploi..
Ce type d’argument a déjà
produit un certain nombre de catastrophes humaines telles
l’amiante, le sang contaminé, la vache folle,
et quelques autres sans doute.
Cette attitude ne parait d’ailleurs
pas avoir reçu les faveurs du préfet de Vaucluse
à l’occasion de la présentation à
Avignon en octobre dernier, de l’Etat de l’environnement
industriel de la région PACA.
En conclusion nous vous demandons de
bien vouloir inviter les co-présidents de la Commission
mixte défense-environnement, le chef d’état-major
de l’armée de l’air, le préfet de
Vaucluse et le commandant de la base, à élaborer
les mesures concrètes à proposer en réponse
à l’ensemble des points abordés non traités
par la CCE du 15 janvier 2003 et repris dans le dossier que
nous vous avons adressé le 22 mai 2003 auquel aucune
réponse n’a été apportée.
Je vous saurai infiniment gré,
Madame la Ministre, de consentir à nous répondre
personnellement sur ces sujets de la vie quotidienne, que
nous voulons étrangers à toute polémique,
et qui ne visent qu’à un seul et unique objectif,
voir la qualité de vie et les intérêts
légitimes des riverains préservés au
mieux.
Dans cette attente, je vous prie de
croire, Madame la Ministre, à l’expression de
ma très haute considération.
le Président,
Louis-Pierre BLANC
PIECES JOINTES
• Enquête d’opinion
15.12.04
• Lettre au chef d’état-major
de l’armée de l’air du 15.10.04
• Lettres aux co-présidents
de la commission mixte défense-environnement du 15.10.04
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