Travail de nuit des femmes Ainsi donc cédant à la pression de la Commission de Bruxelles, la France vient de légiférer pour faire cesser la discrimination entre les femmes et les hommes dans le travail de nuit. Quand verra-t-on cesser la discrimination que subissent les riverains des aérodromes militaires par rapport à ceux des aérodromes civils ? En France il y a encore des lois qui créent deux catégories différentes de citoyens. Il va falloir qu'on aille voir du côté de Bruxelles pour nous aider Une institution qui a ses propres lois En 1998 un préfet de la république écrit à un président d'association: "Je vous rappelle que la base aérienne . . . a jusqu'à cet été vocation de former des pilotes. Sanctionner des élèves ne peut intervenir qu'en fonction d'un cursus de formation; au demeurant nous sommes là au sein de l'institution militaire qui a ses propres lois et règlements." Edifiant non ! Emigration Le magazine Le Point a publié cet été, l'information suivante: "Confrontée à des problèmes de bruit provoqués par ses avions d'entraînement autour de plusieurs bases du sud-est de la France, l'armée de l'air étudie un transfert d'une partie de ses écoles sur un territoire étranger. Le nom de la base aérienne de Meknès, au Maroc, a ainsi été évoqué." Vite, vite ! Risques majeurs Le préfet de Vaucluse a récemment adressé à la commune de Jonquières, un document appelé "dossier communal synthétique des risques majeurs" dans lequel 3 risques sont cités: inondation - tremblement de terre - transport de matières dangereuses. Rien sur les risques de chute d'un avion sur les habitations Jonquièroises. Notre association a écrit au préfet pour lui expliquer que les vieux Jonquièrois n'ont jamais depuis 50 ans, entendu parler d'un tremblement de terre ni d'une explosion d'un camion transportant de l'essence, mais ils ont tous le souvenir des chutes d'avions. Elle lui a demandé d'inclure ce risque dans le document. Gageons que le préfet ne répondra pas davantage à cette lettre qu'il ne l'a fait aux précédentes. Sécurité Il y a sur la base un dépôt de munitions doté d'un périmètre de sécurité à l'intérieur duquel il est interdit de circuler. L'armée de l'air a décidé d'étendre ce périmètre pour mieux se protéger contre les intrusions extérieures, d'où nouvelles expropriations et spoliations. Mais les habitations voisines sont toujours à la même distance du dépôt. Ce qui veut dire qu'elles demeurent exposées aux mêmes risques qu'auparavant en cas d'explosion. Il semble que l'armée n'a pas pensé à la sécurité des personnes qui vivent dans ces maisons en éloignant d'elles le dépôt à l'intérieur de la base. Qui a dit que les armées
avaient pour mission la défense des citoyens !
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