22/01/2004
Nous vous prions d’insérer le communiqué
ci-après faisant suite à l’article publié
ce jour
sous le titre “La base aérienne d’Orange en question”
“ Non la base aérienne d’Orange n’est pas en
question, du moins pas du fait de l’Association
Jonquièroise Contre les Nuisances Aériennes qui n’a
jamais, dans aucun écrit ou
déclaration publique, contesté sa présence ou demandé
sa fermeture.
Nous avons le respect de nos armées, nous aimons bien nos militaires,
et nous acceptons
volontiers leur présence à nos côtés, qu’ils
soient légionnaires, gendarmes ou aviateurs.
Par contre la situation singulière et unique du village
de Jonquières par rapport aux activités
aériennes de la base et à leurs nuisances, a été
maintes fois exposée dans des dossiers
complets, précis, argumentés et étayés de
nombreux documents, dont aucun des objectifs ne
vise la pérennité de la base, adressés aux ministres
de la défense, de l’écologie, aux
présidents de la commission mixte défense-environnement,
au chef d’état-major de l’armée
de l’air, au préfet de vaucluse et au commandant de
la BA 115, et qui ne font que poser les
véritables problèmes de ce voisinage imposé et
accepté par les autochtones.
Si la question de la pérennité de la base revient régulièrement
à la surface depuis des années,
ce n’est qu’à l’initiative des autorités
qui en assurent l’exploitation et pour exercer un
chantage sur la population et notre association, chaque fois que nous
remettons sur la table
le refus absolu d’engager la moindre concertation, à défaut
d’une véritable négociation, sur
les questions que les Jonquièrois leur posent.
· Si l’armée de l’air a choisi de privilégier
ses postures de prestiges et festives au
détriment de l’amélioration de l’ environnement
des Jonquièrois par quelques mesures
pratiques comme une plage de silence total entre 12 et 14 heures, refusée
pour des
raisons égoïstes d’amplitude de la journée
de travail des personnels et de prétendues
contraintes extérieures
· Si l’armée de l’air refuse de déplacer
la mission de transformation des pilotes et
d’entraînement à la présentation ALPHA, terreur
des proches riverains, uniquement
parce que personne n’en veut après avoir été
chassée de Dijon par une lutte de 10 ans de
la population
· Si l’Etat refuse d’instaurer une zone de sécurité
autour de la base, sur les zones
inconstructibles du PEB, mais néanmoins habitée par des
gens qui vivent dans des
habitations de plusieurs siècles, par refus d’engager le
moindre financement
· Si l’Etat refuse d’appliquer à ces
riverains spoliés, tout abattement fiscaux et de taxes
diverses, d’ailleurs prévues par la loi, en observant un
silence coupable sur cette question
· Si l’Etat, et ce sera le dernier exemple, reste
également muet sur notre proposition
d’installation par un organisme indépendant d’un
système de contrôle des niveaux de
bruit aux points habités les plus sensibles du périmètre
de la base avec publication des
résultats, comme cela est fait sur tous les grands aéroports,
par peur de la gravité
importante de ces résultats
c’est bien parce que nos prétentions et exigences sont
sérieuses, plaident pour que les
Jonquièrois soient traités avec justice, équité
et humanité, et non comme des victimes
expiatoires condamnées à subir en silence.
Quand certains empêchent les TGV de circuler ce n’est pas
pour exiger la fermeture de
voies ferrées et quand d’autres déversent des tonnes
d’ordures devant la permanence d’un
parlementaire, ce n’est pas pour obtenir la disparition de l’assemblée
nationale.
La réponse de la ministre de la défense, élaborée
par son cabinet sur les recommandations
de l’état-major de l’armée de l’air,
n’est que le reflet d’un malaise au sein de ces éminents
services qui ne savent plus quoi inventer pour discréditer les
pauvres et faibles citoyens que
nous sommes et les convaincre de rentrer dans le rang par des
moyens peu glorieux.
Un dossier complet contenant les derniers échanges de courriers
avec les autorités citées
plus haut a été remis ce jour au parlementaire qui a interrogé
la ministre de la défense, afin
de lui apporter les informations qui lui font défaut devant lui
permettre de mieux mener
l’action pour laquelle l’AJCNA lui adresse ses remerciements.”
FIN DE COMMUNIQUE
LA
LUTTE CONTINUE !
L'AJCNA
Jonquières a pour objet de lutter en faveur des riverains
d'aérodromes contre les nuisances aériennes, les
nuisances sonores, occasionnées par les Mirages 2000 et
autres avions de combat de la base aérienne 115. L'AJCNA
refuse l'implantation du futur avion Rafale en raison de la pollution
de l'environnement, tant sonore que de l'air dont il est la source.
L'ajcna est membre de l'UFCNA (Union Française Contre
les Nuisances Aériennes)
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