Actualité des aéroports et aérodromes


vendredi 24 mars 2000, 15h30

ADP veut contribuer au développement des aéroports de province

PARIS (Reuters) - Aéroports de Paris (ADP) souhaite voir un rééquilibrage du trafic aérien en faveur des aéroports de province et entend pour ce faire contribuer au développement des plus importants d'entre eux.

Yves Cousquer, président du groupe, a également insisté, lors de la présentation des résultats 1999, sur la nécessité de développer "l'intermodalité entre l'aérien et le ferroviaire", ainsi que sur le caractère "inéluctable" du troisième aéroport autour de Paris.

Entré en fonctions l'été dernier, il a profité de l'occasion pour présenter l'état de ses réflexions sur l'avenir à long terme du groupe, réflexions qu'il a entamées à la suite
d'une lettre de mission reçue en septembre 1999 de Dominique Strauss-Kahn, alors ministre des Finances, et de Jean-Claude Gayssot, ministre des Transports, lui
demandant de se pencher sur le sujet.

Prié de dire avec quels aéroports de province ADP envisageait de travailler, Yves Cousquer a évoqué celui de Lyon Satolas et ceux de Marseille et de Toulouse, qui sont déjà "les plates-formes de province les plus puissantes".

"Le moteur de l'association avec nos partenaires de province, ce sera le savoir-faire d'ADP sur un point essentiel : la relation avec les compagnies aériennes", a-t-il fait
valoir, soulignant qu'un aéroport ne pouvait grossir sans une bonne entente avec les compagnies, qui ont une logique différente de celles des aéroports, avec "des
objectifs de rentabilité à plus court terme".

En matière de report du trafic aérien vers le ferroviaire, Yves Cousquer a souligné que l'extension du Thalys d'une part vers Amsterdam et d'autre part au-delà de
Cologne, ainsi que la mise en service du TGV Est à l'horizon, devraient inciter les particuliers à prendre le train sur ces destinations.

Il a par ailleurs annoncé qu'ADP allait former un groupement d'intérêts économiques (GIE) avec la SNCF et RFF (Réseau ferré de France) pour étudier la faisabilité
d'un "CDG Express", qui relierait en vingt minutes l'aéroport de Roissy à la gare de l'Est.

Ce projet de GIE officialise le changement d'orientation d'ADP, qui avait dans un premier temps soutenu l'autre projet de liaison rapide de la capitale à Roissy, le tunnel routier à petit gabarit qui sera uniquement réservé aux véhicules de la RATP, aux taxis et aux véhicules "propres".

"ADP avait un temps soutenu ce projet, mais outre que l'on peut se demander s'il est juridiquement possible de réserver un tunnel à certaines catégories de véhicules, le
projet ne nous paraît plus rentable", a expliqué Emmanuel Duret, directeur général.

"ADP est clairement en faveur du projet ferroviaire et il est évident qu'il n'y pas de place pour deux projets", a-t-il ajouté.

A propos du troisième aéroport autour de Paris, Yves Cousquer a déclaré qu'ADP rendrait un rapport à ce sujet fin juin.

"Ce sera notre contribution à l'élaboration du projet, mais dès que le principe d'un troisième aéroport est acté, que le lieu est choisi, je revendique par avance le droit d'ADP de le concevoir et l'exploiter", a-t-il poursuivi, estimant que l'attribution de ce troisième aéroport ne sera peut-être pas uniquement du ressort du gouvernement français, mais aussi de Bruxelles.

Yves Cousquer imagine deux zones géographiques possibles, correspondant chacune à deux rôles différents. Si le nouvel aéroport devait se situer au nord de Paris, ce dernier serait tourné vers l'Europe, tandis qu'un emplacement au sud-ouest de la capitale correspondrait davantage à une vocation nationale.

"Il ne pourra en aucun cas être situé à plus de 150 kilomètres, voire plus de 100, de Paris", a-t-il ajouté.

Le P-DG d'ADP a enfin évoqué le problème des nuisances sonores liées aux aéroports, assurant qu'il voulait "restaurer des relations de confiance avec l'environnement local".

A ses yeux, un début de solution passe avant tout par l'élaboration, en concertation avec les riverains, des mesures de bruit permettant de "constater la réalité des
nuisances".


vendredi 24 mars 2000, 14h32

ADP veut devenir un leader mondial de la gestion d'aéroports

PARIS (Reuters) - Aéroports de Paris affiche de son ambition de devenir un leader mondial dans le marché "émergent" de la gestion
d'aéroports.

Yves Cousquer, président du groupe, a rappelé lors de la présentation des résultats 1999, qu'au travers de sa filiale ADP Management, détenue à 66% par ADP et à
34% par GTM, le groupe avait acquis 10% de l'aéroport de Pékin.

L'accord, signé en novembre 1999, engage ADPM à développer l'aéroport de Pékin en tant que plate-forme de correspondance (hub), à augmenter ses recettes
commerciales, à renforcer la qualité des services ou encore à optimiser les méthodes de gestion.

"ADP est déjà un leader mondial en matière d'ingénierie aéroportuaire, nous voulons également devenir un leader mondial sur ce marché émergent qu'est la gestion
d'aéroports", a fait valoir Yves Cousquer.

Dans le domaine de l'ingénierie aéroportuaire, dans lequel le groupe est présent depuis plus de vingt ans, ADP indique qu'il est l'un des premiers consultants
mondiaux en matière d'architecture et d'ingénierie de grands projets, faisant état de 131 millions de FF de contrats signés en 1999.

Le statut public d'ADP, qui, d'après Yves Cousquer, est toujours mis en avant par les principaux concurrents du groupe (aéroports de Londres, Amsterdam et
Francfort) lors de l'attribution de contrats de gestion ou d'ingénierie à l'international, peut parfois handicaper le groupe en ce domaine, a poursuivi le président d'ADP.

"Il n'est pas question de privatiser, d'autant plus que le statut d'établissement public nous a permis de faire beaucoup de choses, mais nous allons créer des entités
separées dans l'ingénierie et la gestion pour être mieux armés", a-t-il indiqué.

Yves Cousquer a ajouté que la constitution de filiales privées était également envisageable dans d'autres domaines de développement du groupe.


vendredi 24 mars 2000, 13h42

Aéroports de Paris prévoit un C.A. de 8,9 milliards de francs

PARIS (Reuters) - Aéroports de Paris (ADP) a annoncé prévoir un chiffre d'affaires de 8,9 milliards de francs (1,36 milliard d'euros) en 2000, en légère hausse par rapport aux 8,7 milliards de 1999.

Le groupe entend porter le volume de ses investissements à trois milliards de francs (plus de 450 millions d'euros) cette année, un montant sensiblement supérieur au
niveau de 2,4 milliards de francs atteint en 1999.

ADP a indiqué que la croissance annuelle moyenne du trafic attendue sur Paris jusqu'en 2003 était de l'ordre de 3% pour les mouvements d'avions et de 4% pour les
passagers.

Pour faire face à cette progression, tout en assurant une "qualité toujours meilleure des services", le groupe entend investir 15 milliards de FF sur la période
2000-2004

Ces investissements serviront à financer notamment l'extension des capacités à Roissy-Charles-de-Gaulle, avec la construction d'une quatrième piste ou encore du
terminal E, qui aura une capacité annuelle de neuf millions de passagers en trafic international et qui devrait commencer à être opérationnel à partir de 2003.

Le groupe entend ainsi conserver sa place "retrouvée" de premier aéroport européen en termes de croissance du trafic.

ADP a enregistré une hausse de 8,4% de son trafic passagers en 1999, qui a atteint 69 millions, contre une hausse de 7,8% pour l'aéroport de Francfort, de 7,3% pour
Amsterdam et de plus de 5% pour Londres. C'est ADP lui-même qui a fourni les chiffres de croissance de ses principaux concurrents européens.


(28 juin 1999)(Nous venons juste de le trouver)

Accord de partenariat entre Aéroports de Paris (ADP) et l'aéroport de Châteauroux-Déols

Aéroports de Paris (ADP) et le Syndicat Mixte de l'Aéroport de Châteauroux-Déols /Marcel Dassault signent le 28 juin un accord de partenariat pour étudier et promouvoir les possibilités d'un développement en complémentarité des aéroports parisiens et de l'aéroport de Châteauroux-Déols.

Les perspectives de croissance du trafic de fret aérien nécessitent de pouvoir disposer d'infrastructures aéroportuaires et de services adaptés aux besoins des transporteurs tout en prenant en compte les contraintes liées aux problèmes d'environnement et de capacité de développement des aéroports.

Dans ce contexte économique, l'accord rapprochant les deux gestionnaires d'aéroports va leur permettre d'étudier les potentiels de traitement du trafic de fret sur l'aéroport de Châteauroux-Déols, compte tenu de sa localisation dans le bassin parisien, des caractéristiques de ses installations, de ses capacités de développement et de l'absence de restriction à son exploitation 24 heures sur 24.

Après avoir défini le programme de développement de l'aéroport de Châteauroux-Déols en complémentarité de celui des aéroports parisiens, ADP et le Syndicat Mixte de l'Aéroport de Châteauroux-Déols pourront mettre en oeuvre des actions communes pour mener à bien ce plan en cohérence avec les autres aéroports partenaires d'ADP et de Châteauroux.


lundi 24 janvier 2000, 14h09

Transports:Aérodrome de Lille-Lesquin

Le bilan de l'année 1999 montre une augmentation de 13,1% du nombre de passagers (978 908 ). Lesquin est désormais le deuxième aéroport fançais en terme de croissance du trafic. Quant au fret, le tonnage annuel en 1999 s'élève à 1999, soit une augmentation de 20% par rapport à 1998.
La CUDL, Lille Métropole, la région et l'Etat devraient signer un partenariat visant à poursuivre la politique de développement de l'aéroport. Le montant de cette convention sera de 250 MF.

Le président du conseil d'administration de Lille-Lesquin a souligné les efforts de la métropole lilloise pour favoriser l'accès à l'aéroport. Au printemps 2000, la fréquence de la navette va augmenter d'une manière considérable. Les quatre allers retours proposés par jour actuellement laisseront place à un rythme d'une navette toutes les demi-heures entre 6 et 23 heures.


lundi 17 janvier 2000, 19h11

France - L'aéroport de Lyon s'appellera "Saint-Exupéry"

LYON, 17 janvier (Reuters) - L'aéroport de Lyon-Satolas s'appellera désormais "Lyon-Saint-Exupéry", en hommage à l'écrivain-aviateur originaire de la région lyonnaise.

Le baptême officiel de l'aéroport Lyon-Saint-Exupéry, auquel le ministre des Transports Jean-Claude Gayssot a donné son accord, aura lieu le 29 juin prochain et s'inscrira dans le programme des manifestations organisées à Lyon par le comité "Saint-Ex 2000" pour célébrer le centenaire de la naissance de l'auteur du "Petit Prince".

"La notoriété dont jouit Saint-Exupéry dans les domaines de la littérature et de l'activité aéronautique est propre à rehausser le prestige d'un aéroport desservant une région dont Saint-Exupéry était originaire", ont commenté Guy Malher, président de la Chambre de Commerce, et Bernard Chaffange, directeur de l'aéroport, en apprenant la décision du ministère. /CL/HF


vendredi 14 janvier 2000, 15h04

Aéroport de Rouen-Boos

Aujourd'hui vendredi, la Chambre de commerce et d'industrie (CCI) de Rouen a annoncé que la compagnie aérienne BritAir, franchisée d'Air France, allait développer des vols au départ de Rouen-Boos. Sa concurrente, Régional Airlines va quitter l'aéroport.

Fin mars, la compagnie BritAir, dont le siège est à Morlaix, dans le département du Finistère, doit ouvrir une première ligne régulière vers Lyon-Satolas, où se situe une plate-forme (hub) d'Air France offrant une desserte de 36 destinations. Des ATR 42, contenant une cinquantaine de places, permettront d'assurer deux aller-retour quotidiens sur cette liaison prolongée jusqu'au Havre.La compagnie indépendante Régional Airlines, quant à elle, abandonne la liaison qu'elle exploitait à destination de sa plate-forme de Clermont-Ferrand.

L'année dernière, l'aéroport de Rouen-Boos a accueilli quelque 33 000 passagers, soit 1,5% de plus qu'en 1998. Pour 2000, la CCI de Rouen, gestionnaire de l'aéroport mise sur 40 000 passagers grâce à la nouvelle configuration autour de BritAir.


mercredi 12 janvier 2000, 14h47

Aéroport de Bordeaux-Mérignac

Malgré les intempéries, malgré les mouvements sociaux, l'aéroport de Bordeaux-Mérignac est passé tout près du chiffre symbolique des 3 millions de passagers en 1999, enregistrant le passage de 2.874.025 personnes. Ces résultats sont dus principalement à l'augmentation du trafic national (+ 6%), surtout en direction de Paris. Mais le trafic international n'est pas en reste, progressant de 2,4% à 604.673 passagers.
Les destinations les plus fréquentés ont concerné les villes de Londres (+1,2%) et Bruxelles (+ 13,3%).

Le trafic "fret" a connu également une année 1999 record, avec le transport de 31.262 tonnes, soit une augmentation de 20,9 % par rapport à l'année 1998. Le trafic a enflé grâce au "transport de denrées périssables, de matériel de haute précision et par les vols humanitaires", ceux de Médecins sans frontières notamment, qui possède une plate-forme logistique à Bordeaux.


mercredi 12 janvier 2000, 12h22

Aéroport de Lille-Lesquin

L'aéroport de Lille-Lesquin a accueilli en 1999 quelque 110.000 passagers de plus qu'en 1998. Il se classe ainsi au deuxième rang des aéroports français en terme de progression du trafic. Globalement, le trafic s'est établi à 978.908 passagers contre 865.193 en 1998 (+13,1%).

Au niveau national, l'aéroport, exploité par la Chambre de commerce et d'industrie de Lille, se classe au 12e rang pour le trafic passagers, et au 5e pour le fret, avec une progression de 20% en 1999 à 34.355 tonnes. A noter que cet aéroport est spécialisé dans les liaisons province-province (Lille-Lyon et Lille-Nice assurent 30% du trafic voyageurs).

En 2000, la direction compte atteindre le million de passagers et ouvrir la première ligne régulière directe sur l'Europe. C'est dans cette optique que Pierre FLOTAT, président du Conseil d'administration a tenu à préciser qu'il existait un fort potentiel sur quatre ou cinq destinations, comme Milan, Barcelone et Madrid.


lundi 17 janvier 2000, 15h00

Transports Montpellier

La chambre de commerce et d'industrie de Montpellier a présenté le nouveau schéma directeur d'aménagement de l'aéroport, dont elle est gestionnaire. Plusieurs projets ont retenu l'attention.
La CCI prévoit de créer un parc immobilier tertiaire de 3 ha, à l'entrée du site. Une extention de la concession permettra de multiplier par sept la surface de la zone de fret et une nouvelle zone sera consacrée à l'aviation légère (entretien et maintenance). Enfin, un parking semi-souterrain de 600 places sera construit en face de l'aérogare, qui sera réaménagée et agrandie de plus de 8000 m2.

Pour réaliser tous ces projets, un budget de 100 MF sera mobilisé sur trois ans. La plupart des travaux commenceront avant la fin de l'année 2000, sauf l'extention de l'aérogare qui devrait commencer en été 2001.


lundi 17 janvier 2000, 10h37

Aéroports

L'aéroport Marseille-Provence, troisième de France derrière Nice et Paris, a franchi la barre des six millions de passagers en 1999. Il creuse l'écart avec son plus proche concurrent, Lyon-Satolas (5,5 millions la même année). Pierre REGIS, directeur général admet toutefois que "l'aéroport de Marignane frôle à présent ses limites".

En 1999, 6,016 millions de personnes sont passées par la plate-forme phocéenne, soit une hausse de 6,1% par rapport à 1998. C'est 60.000 de mieux que Lyon. Ce dynamisme reste malgré la perte des quelque 60.000 passagers exceptionnels attirés à Marseille en 1998 par la Coupe du monde de football. Le trafic a de plus été mis en difficulté en 1999 par les grèves de la Compagnie Corse Méditerranée (CCM) et des avitailleurs, qui ont fait chuter de plus de 14% le nombre de personnes transportées en décembre.

La croissance soutenue connue en 1999 devrait se poursuivre cette année, l'aéroport atteignant la barre des 6,5 millions de passagers.


jeudi 13 janvier 2000, 11h09

Ville de Lyon

Une association de riverains de l'aéroport de Lyon-Satolas a annoncé mardi 11 janvier le dépôt d'un recours au conseil d'Etat pour empêcher l'exécution d'un tronçon de l'A432. A cette action, sera adjointe une demande de sursis à exécution. Or, ce tronçon routier entre Saint Laurent de Mure et Pusignan dans le département du Rhône a été récemment déclaré d'utilité publique. Il a été préféré à un autre qui longeait la ligne TGV.

L'Association n'en démord pas. D'abord contre l'extension et les nuisances de l'aéroport de Satolas (ACENAS), elle estime que ce tracé pourrait à favoriser la création de pistes supplémentaires. Dans le recours, les avocats de l'association remettent en cause le bien-fondé de la DUP et dénoncent des impacts sur l'environnement mal ou non appréciés.


vendredi 29 octobre 1999, 12h13

Aéroport de Nice

Pour répondre au développement du trafic aérien et faire face aux nouvelles stratégies d'alliance des grandes
compagnies aériennes, un milliard de francs sur trois ans vont être investis dans l'aménagement de la plate-forme
internationale de l'aéroport de Nice.

En effet, cette plate-forme doit répondre à la libéralisation du marché aérien : émergence de nouvelles
compagnies, alliances, course aux prises de position, trafic intense tout au long de l'année, autant d'évolutions à
prendre en compte pour conforter sa position sur le marché du grand Sud.

Dans ce contexte, l'aéroport de Nice entend conserver son avance, en devenant l'accès principal à l'Europe du
Sud et ce, en augmentant la capacité de ses terminaux de quatre millions de passagers d'ici trois ans. L'aéroport
pourrait ainsi traiter un volume de 12 millions de passagers vers 2007/2008.

Le terminal 1 de l'aéroport a par ailleurs déjà été aménagé, pour répondre à l'évolution du marché du transport
aérien régional. A terme, c'est toute la conception des terminaux qui va être revue : Il n'y aura plus de trafics
national et international, les salles d'embarquement seront constamment adaptées de manière à traiter tous types
de trafic.

La CCI, gestionnaire de l'aéroport va donc investir un milliard de francs d'ici 2002 et deux autres
supplémentaires d'ici 2010, afin de poursuivre le programme de réaménagement entamé il y a deux ans et
répondre efficacement à la demande toujours croissante du marché et aux contraintes environnementales