Vatry : Vecten plus optimiste que jamais

Avec la volontè du nouveau gouvernement de reprendre le dossier du troisiéme aèroport, la piste de Vatry revient dans líactualitè. Au moment ou le pouvoir entend baisser les impots et doit rèduire ses dèpenses publiques, le dèveloppement des aèroports existants peut apparaÓtre comme une solution de bon sens. ´Je suis de plus en plus optimiste avoue Albert Vecten, prèsident UDF du conseil gènèral de la Marne, pour qui ´àles actes doivent suivre les paroles. Il ne síinquiËte pas outre mesure des problËmes financiers de la sociètè díèconomie mixte (SEM) Europort-Vatry èvoquès la semaine derniËre (L'union du jeudi 27 juin). ´àNous ne sommes pas en cessation de paiement, les chiffres sont connus, et il fallait prendre une dècision sur líavenir de la SEM. Le meilleur joker de Vatry, cíest líunanimitè du conseil gènèral. Hormis une abstention, tous les èlus míont suivi pour une diminution de líeffectif de la SEM au sein de laquelle ne resteront au maximum que quatre personnes, contre huit aujourdíhui, en fonction de la charge de travail que nous allons dèterminer.

Pèriode transitoire

En rèalitè, Vatry est dans l'attente de dècisions concrêtes et de dèblocages de certains freins qui rèsistent toujours. Le prècèdent gouvernement avait pourtant clairement affichè son intention de dèlester une partie du fret de Roissy vers Vatry, ce que rèclament avec de plus en plus de force les associations parisiennes de riverains. Comme par exemple, l'ADVOCNAR qui invite la presse nationale ce jeudi à Vatry et qui le considére dèjà comme le troisiéme aèroport du Bassin parisien. Une opèration trËs bien perÁue par les dirigeants marnais qui en attendent de bonnes retombèes mèdiatiques.

Si Vatry reprèsente toujours une menace commerciale pour des sociètès parisiennes ou internationales basèes à Paris qui níont guére envie de se dèlocaliser, la question de la libèralisation des droits de trafic devient, elle aussi, rècurrente. En clair, certaines compagnies qui demandent les droits auprËs de la DGAC (Direction gènèrale de líaviation civile) èprouvent des difficultès à les obtenir. Albert Vecten le dit et le rèpête: ´àLes autorisations arrivent au compte-gouttes.

Alors quíil rencontrait avant-hier le ministre des Transports Gilles de Robien (UDF), Albert Vecten a demandè à son directeur de cabinet qui níest autre que Pierre Graff, ancien patron de líaviation civile, ce quíil en est díun projet de convention entre les deux autoritès civiles des aviations franÁaises et luxembourgeoise. ´ Il mía assurè quíelle serait signèe rapidementàª, rapporte le prèsident du conseil gènèral.Cette convention est essentielle pour Vatry. Elle permettrait en effet à la compagnie Cargo Lux, aujourdíhui limitèe dans son essor sur líaèroport de Luxembourg, de poursuivre son dèveloppement sur la piste marnaise. ´àCargo Lux est la premiËre compagnie de fret europèenneàª, se rèjouit Albert Vecten. A elle seule, cette compagnie assurerait la rentabilitè de Vatry.

Jean-Michel François. L'Union de la Marne, jeudi 4 juillet 2002.