30 Avril 2001

Union Française Contre les Nuisances Aériennes

 

Communiqué de presse

 

L'Assemblée Nationale vient, ,le 26 avril 2001 d'adopter en 1ère lecture une proposition de loi relative au trafic de nuit sur les aéroports français.

Alors que le projet initial de M cochet prévoyait une interdiction des vols de nuit entre 23 H et 6 H sur tous les aéroports Français, la loi adoptée s'est scandaleusement réduite à une limitation à " 85 décibels A " en zone C du PEB des dix grands aéroports.

Une majorité de rencontre vient de vider de son sens la proposition de M. Cochet. La proposition a suscité chez les riverains des espoirs qui vont être déçus. La crédibilité du Gouvernement et des pouvoirs publics est ainsi mise en cause.


L'article premier de la Loi met en place un majorant de niveau de bruit, dans une période nocturne, fixé à 85dB(A) Il y a là apparemment la reconnaissance des conditions de vie particulièrement difficiles des riverains

Apparemment seulement car :

Or, qu'est ce qui limite le nombre des avions en période nocturne ? : l'indice global IP (ou Lden) qui ne les prend en compte que mélangés avec les événements d'autres périodes de la journée et les lisse sur une période donnée (par exemple de 24 heures)

Ces indices, IP où Lden, de part leur construction mathématique, permettent de faire croître sensiblement le nombre d'avions satisfaisant les majorants pour peu qu'ils soient un peu moins bruyants. La relation n'est pas linéaire.

Force est de constater que le texte proposé permet en fait l'accroissement du trafic de nuit!

Par contre, les effets pervers de cette loi sont très inquiétants. Ils rendent contournables "par la Loi" les avantages acquis autour de certaines plate-formes, on pense en particulier au couvre feu d'Orly.

Il faut malheureusement écrire qu'on ne s'attendait pas à autre chose, mais qu'en prime, on se moque des riverains!

Et l'ACNUSA dans tout ça?

Elle reconnaît bien les "revendications des riverains", conclut qu'à terme la peste du bruit (nocturne) doit être éradiquée

Pourquoi alors cautionner de telles méthodes ?

Au nom de son indépendance et de sa crédibilité, il est indispensable qu'elle se reprenne, qu'elle évoque des solutions réalistes en terme de choix structurels et environnementaux capables d'apporter de véritables solutions à la qualité de vie des riverains.

Jean Marie Gourdin

Président de l'UFCNA