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DEBAT :
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ACTIVITÉS DE L'AÉROPORT D'ORLY
M. le président. La parole est à M.Jean Marsaudon, pour le groupe UMP.
M. Jean Marsaudon. Ma question s'adresse à M.le ministre de l'équipement, des transports, du logement, du tourisme et de la mer.
M. Jean-Christophe Lagarde. Excellent ministre !
M. Jean Marsaudon. Monsieur le ministre, sans préjuger
de ce que sera votre décision concernant l'implantation éventuelle d'un troisièmeaéroport
en région parisienne, je souhaite attirer votre attention sur la situation
du trafic sur la plate-forme d'Orly. Il est vrai que le bassin aéroportuaire
d'Orly subit actuellement une très importante baisse de son activité économique,
en raison, d'une part, des tragiques événements du 11septembre2001 et, d'autre
part, des délocalisations d'entreprises que le précédent gouvernement a incitées
à s'installer autour de Roissy. Cela entraîne de graves difficultés sur le
marché de l'emploi dans le secteur, et une sérieuse baisse des ressources
fiscales pour les communes riveraines. Aujourd'hui,
on murmure que, pour relancer l'activité d'Orly, on pourrait y augmenter
encore le trafic aérien. S'il s'agit uniquement d'accroître le nombre de
passagers qui transitent par l'aéroport, soit. Mais s'il s'agit d'augmenter
le nombre des appareils qui décollent ou atterrissent au-delà des 250 000créneaux
horaires fixés par l'arrêté du 6octobre1994, cela ne sera pas acceptable. Je
rappelle, par ailleurs, que le 26avril1994 le schéma directeur de la région
Ile-de-France a préconisé un maximum de 200 000mouvements annuels, chiffre
régulièrement dépassé dans la réalité. Il ne serait pas davantage acceptable
que l'on remette en cause le couvre-feu nocturne et le fait que la piste
n°2 ne doit être utilisée qu'exceptionnellement. J'aimerais, monsieur le
ministre, que vous puissiez à nouveau confirmer aujourd'hui l'ensemble de
ces dispositions visant à assurer la tranquillité des dizaines de milliers
de riverains de cette zone fortement urbanisée. (Applaudissements sur les bancs du groupe de l'Union pour la majorité présidentielle).
M. le président. La parole est à M.le ministre de l'équipement, des transports, du logement, du tourisme et de la mer.
M. Gilles deRobien, ministre de l'équipement, des transports, du
logement, du tourisme et de la mer.
Monsieur Marsaudon, autour d'un aéroport de l'importance d'Orly, le développement
économique est lié à l'acceptation par les riverains, par leurs représentants
et par leurs associations, de certaines nuisances. C'est pour cette raison
que, dès notre arrivée au Gouvernement, le secrétaire d'Etat aux transports
et à la mer et moi-même avons engagé une concertation avec les élus, dont
vous faites partie, avec les associations et les agents économiques. Cette
concertation a duré deux mois. Dès le 28juillet, nous avons pris des mesures.
Premièrement, je confirme le maintien du couvre-feu à Orly.
Un député du groupe socialiste. Et à Roissy ?
M. le ministre de l'équipement, des transports, du logement, du tourisme et de la mer. Deuxièmement, je confirme également le plafonnement à 250 000 créneaux horaires.
Troisièmement, les trajectoires sont désormais respectées, et les compagnies
aériennes qui ne se plieraient pas à cette règle seraient sanctionnées.
M. Georges Tron. Il n'y a pas de problème !
M. le ministre de l'équipement, des transports, du logement, du tourisme et de la mer.
Quatrièmement, nous allons confier à un parlementaire le soin de nous faire
des propositions pour que le développement économique et les richesses fiscales
qu'il peut générer soient équitablement partagés. Enfin, s'il faut
encore développer Orly, monsieur le député, je demande que chacun prenne
ses responsabilités. Nous estimons quant à nous que ce développement ne peut
se faire que par un accroissement de la capacité d'emport des appareils.
Toutefois, si l'on m'apporte une lettre signée de tous les élus des localités
situées autour d'Orly et par laquelle ils déclareraient accepter le dépassement
des 250 000créneaux horaires, je serai prêt à les recevoir pour étudier la
question avec eux.
(Applaudissements sur les bancs du groupe Union pour la démocratie française
et du groupe de l'Union pour la majorité présidentielle.)
M. le président.
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