Texte de la conférence de presse du conseil général du Val de Marne

le 1er Septembre 1998.


 

Mesdames, mesdemoiselles, messieurs,

Le Conseil Général a pris l'initiative de cette conférence de presse a la faveur du débat qui se développe depuis le printemps autour du devenir de l'aéroport d'Orly, débat qui s 'est sensiblement accéléré au mois d'août.

La plate-forme aéroportuaire constitue pour notre département, et c'est aussi val pour l'Essonne, un enjeu majeur pour l'activité économique, l'emploi, les déplacements et l'environnement.

Depuis les &laqno; Rencontres pour l'avenir du pôle Orly-Rungis», nous avons entrepris de travailler de concert avec tous les acteurs, dans le respect de leur diversité, afin de construire une perspective positive pour le devenir de ce pôle d'activité et d'emploi, c'est-a-dire une perspective qui se fasse avec les hommes.

C'est pourquoi nous sommes à l'écoute des Inquiétudes qui se manifestent, mais aussi des propositions, quelles Emanent des salariés du transport aérien, des riverains, des élus, des organisations professionnelles, des divers responsables. C'est aussi pourquoi nous avons Jugé nécessaire de verser notre contribution au débat, ceci d'autant plus qu'une mission de concertation a été mise en place par le Ministre des Transports, mission d'ailleurs souhaitée par les élus du Val-de-Marne.

Quels sont donc les termes du débat ?

Au fond, au-delà des diverses approches, la question centrale qui est posée est celle-ci: quel type d'aéroport sera la plate-forme d'Orly en l'an 2000 ? cette question se pose à partir d'évolutions défavorables que nous avons connues Jusqu'ici sur le terrain, mais aussi à partir de différentes approches sur la répartition des rôles entre Orly et Roissy, et en ayant en vue l'impact des décisions sur l'économie locale et sur l'environnement.

Une telle question s'examine évidemment à partir des réalités.

Orly, ce sont 27 000 emplois directs sur la plate forme, sans doute le double d'emplois Induits; c'étaient en 1997 25 millions de passagers et 237000 mouvements d'avions ; ce sont aussi quelques 200 000 riverains exposés aux nuisances sonores; c'est enfin une grande diversité d'activités: transport de voyageurs mals aussi de marchandises, Poste aérienne, ateliers d'entretien et de maintenance, structures d'accueil pour les entreprises, etc.

La réalité, c'est aussi un contexte sur lequel, en Val-de-Marne, élus, associations et syndicats mènent des analyses largement convergentes: celui de la dérèglementation du transport aérien qui, de notre point de vue , conduit à une détérioration des conditions de l'activité d'Orly. Et si vous le permettez, J'almerals rappeler de ce point de vue quelques repères qu'il est Indispensable d'avoir à l'esprit pour cheminer ensemble vers des solutions, conformes à l'intérêt général.

Premier repère : nous refusons l'idée que la multiplication des mouvements d'avions serait inéluctable. Il y a en effet une distorsion qui s'aggrave entre la progression du nombre de passagers et celle du nombre de mouvements d'avions.

Cette distorsion est visible à Orly :

· depuis 1990, le nombre de mouvements a augmenté de 24% tandis que le nombre de passagers n'augmentait que de 3%.

- en 1994, un avion emportait à Orly en moyenne 128 passagers ; en 1997, un avion n'emportait plus que 108 Passagers;

- en 4 ans le nombre de passagers a diminué de 600 000 personnes, tandis que le nombre de mouvements d'avions augmentait de 28 000. Cela signifie qu'il était tout à fait possible, cette année-là, de s'en tenir à 200 000 mouvements à Orly.

Voilà pourquoi nous rejetons catégoriquement le raisonnement tronqué que l'on veut parfois nous Imposer. Si le rapport passagers / mouvements était celui de 1994, soit 128 par avion, le trafic de 1997 aurait permis d'approcher 30 millions de passagers sans rien changer au plafonnement actuel de l'activité d'Orly. Ce niveau de trafic qui ne peut pas être dépassé, est de nature à permettre à Orly de répondre conjointement avec Roissy aux besoins de capacité à l'horizon 2010 en île-de-France.

Encore une remarque pour en finir avec la déréglementation. Je crois que personne ne souhaite que l'on enferme le débat sur Orly dans la seule question des nuisances, et qu'il serait préjudiciable de ne donner de cette Infrastructure que cette image de nuisance. Orly est bien plus que cela, mais le dirais que la déréglementation aussi.

Car enfin, de quoi parlons-nous ? Nous parlons certes d'un phénomène qui, sous couvert de la liberté de concurrence, conduit A multiplier les vols d'aéronefs bien au-delà des besoins, mals nous parlons aussi des conditions dans lesquelles cela se fait. Ces conditions sont terriblement Inefficaces au plan économique et préjudiciables aux plans humain et social.

Il est avéré que la concurrence qui a été Imposée à Air Inter et Air France a abouti b renchérir les coûts d'exploitation sur les lialsons qui étalent {es plus disputées parce que les plus rentables ; c'est facile à comprendre : lorsqu'on ajoute 10, 20 voire 30% de VOIS sur une lialson pour le même nombre de voyageurs, le coût unitaire est plus (élevé.

A ce phénomène correspondent des conséquences en cascade:

· comme la guerre tarifaire a ses limites, on joue sur tous les autres éléments de coût: on utilise des avions plus petits ou bien des avions dépassés, qui sont aussi source de plus de nuisances;

- on rogne sur les dépenses de maintenance, au risque de mettre en cause la sécurité des passagers et de ceux qui habitent sous le passage de l'avion;

- on comprime les effectifs, on diminue les salaires et les avantages sociaux, et l'on augmente la part des salariés précalres ou à temps partiel contraint;

on soumet le personnel navigant à un rythme de travail préjudiciable à la qualité du service et A la sècurité , on donne la possibilité à quiconque de s'improviser transporteur arien ou prestataire de services au sol. En somme, il n'y a qu'une chose qui compte vraiment il faut rentabiliser !

C'est tout cela, la dé réglementation, et c'est fondamentalement ce que nous mettons en cause lorsque nous réfléchissons sur notre expérience et sur avenir.

NOUS pensons à l'inverse qu'il faut examiner, au vu des réalités et à l'écoute des Intéressés, les possibilités qui existent d'introduire ou de renforcer des Eléments de régulation publique dans le transport aérien, dans une perspective de développement durable. En effet, ce n'est pas une activité banale, qui pourrait (être soumise aux seules lois du marché. Elle doit être traitée avec une grande ambition publique, économique et humaine.

Deuxième point de repère : le << tout - Air France à Roissy ».

NOUS avons toujours pensé que le développement de Roissy pouvait s'envisager en harmonie avec Orly et non à son détriment. Le Choix qui a été fait Jusqu'à présent par Air France, c'est-à-dire de concentrer sur une seule Plate-forme ses correspondances et ses liaison long courrier, ne va pas dans ce sens et c'est parce qu'il nous semble ne correspondre ni à l'intêret national, ni à celui des populations, que nous le discutons

Les effets négatifs de cette spécialisation ( les longs courriers à Roissy, le domestique à orly ) commencent d'ailleurs à être perceptibles. L'espace aérien de l'île-de-France se sature sous l'effet de la déréglementation, et la tendance A I'hypertrophie sur Roissy renforce encore ce phénomène sur le nord du Bassin parisien. c'est d'ailleurs cet argument qui avait été retenu pour repousser l'idée d'un aérodrome en Picardie. Le fait est que nous nous trouvons là dans le triangle le plus fréquenté d'Europe entre Londres, Paris et Frankfort.

C'est une des raisons pour lesquelles le Conseil général du Val-de-Marne avait défendu en 1994 l'option de deux aéroports Intercontinentaux, fonctionnant en synergie au nord et au sud du Bassin parisien. cette option nous paraissait conforme à l'intérêt économique, nécessaire au développement des ailes françaises et au rayonnement des compagnies publiques.

Mais à la lumière des débats en cours, il convient d'affirmer fortement que c'est en outre un choix conforme à la nécessité d'un aménagement équilibré de l'île-de-France. Où Iront les entreprises Si leurs commerciaux ne peuvent plus accéder à l'Asie ou au continent américain depuis Orly ? Que feront-elles si leur fret doit subir les encombrements de la Francilienne ou de la A86 pour (être traité à Roissy ?

Le &laqno; déclassement» d'Orly serait à notre sens meurtrier pour l'économie locale, mais il le serait aussi pour l'environnement. C'est pourquoi nous souhaitons être associés aux décisions à prendre aux côtés des représentants des riverains, des communes, des salariés et des milieux professionnels, afin de contribuer à la définition d'un projet moderne pour le transport aérien en Ile-de-France, articulant bien activité et environnement, à Orly comme à Roissy.

Un tel projet nécessite une reconquête de laéroport d'Orly par Air France, sinon ce sont les &laqno; majors» des compagnies étrangères qui prendront la place laissée vacante. Et que l'on ne nous objecte pas la liberté de concurrence ! British Airways, par exemple, prend bien le soin d'offrir des vols long courrier sur les deux aéroports londoniens, Heathrow et Gatwick, sur lesquels elle a en fait installé deux &laqno; hub )). British Airways est passé de 20% des vols à Gatw|ck en 1990, à 64% en 1997, alors que dans le même temps, Air France passait de 64% à 48% des vols au départ d'Orly, en n'y offrant plus de Vols long courrier.

Au fond, il y a une relation intime entre la nécessité pour Air France de gagner de nouvelles positions au plan général et celle de reconquérir sa place à Orly. Ce regain de position publique à Orly serait favorable à l'emploi, aussi bien en nombre qu'en nature des emplois proposés ; il serait également favorable à l'environnement et au positionnement européen d'air France. La compagnie nationale a donc tout a gagner à ce qu'Orly demeure un aéroport Intercontinental, même soumis à la concurrence.

Troisième point de repère: L'emploi

Orly, Rungis et le Val-de-Marne ont payé le prix fort ces dernières années. NOUS sommes le département île de-France qui a perdu le plus d'emplols industriels et qui, aujourd'hui en a le plus faible taux. Le MIN de Rungis perd 800 à 1000 emplois par an sans qu'aucune mesure n'arréte l'hémorragie. Dans la dernière décennie, la plate-forme d'Orty a perdu 7000 à 8000 emplois alors que le transport aérien est l'un des secteurs d'activité Qui en crée le plus. Je le disais tout-3-l'heure: la dérèglementation à Orly c'est +24% pour les mouvements, +3% pour les passagers, mais 9% d'emplois en moins dans la même pérlode!

Voilà pourquoi nous souhaitons que d'autres réponses soient apportées aux problèmes concrets que connaît la plate-forme auJourd'hul.

Le tout premier concerne le départ d'air France Cargo. Sur la proposition de notre ami Gaston Viens, maire et conseiller général d'Orly, l'assemblée départementale a adopté en Juin un voeu unanime condamnant cette décision de la compagnie et demandant quelle soit rapportée.

On peut faire du fret cargo à Orly, même avec le couvre-feu. La preuve : sur un mois d'activité 3 Orly, 92 vols directs de cargo d'Alr France ont pu être programmés en 1997, alors qu'il n'y en avait que 62 le mois correspondant de 1990. Ce type de trafic est évidemment capital pour l'économie du sud de l'île-de-France mals c'est aussi un trafic peu nuisant et riche en emplois. D'une manière générale, un quotidien rappelait qu'un vol long courrier sur un gros porteur, ce sont prés de 100 emplois en ,permanence, alors' qu'un court courrier n'en nécessite que 20,

D'ores et déjà, il faut ajouter des effets en chaîne. A Orly CPA, les Colis aériens de La Poste, on incité par des primes les agents à aller travallter à Roissy, ceci à cause du départ d'Alr France Cargo. C'est la encore le service Public et le soutien S I'économie locale qui s~affalblissent.

Nous voulons donc garder ces emplois et développer ces activités à Orly.

Second problème : l'éventualité d'un déménagement dlAlr France Industries, ce Joyau de l'ndustrie val-de-marnaise qui entretient le Concorde et a pour mission la maintenance et la sécurité des avions, avec des agréments des principaux constructeurs mondiaux. Nous avons proposé A Air France de mettre 3 disposition les outils départementaux pour concevoir ensemble un projet d'aménagement permettant la modernisation et le développement sur place d'air France Industries. L'ancien et le nouveau

Président d'air France nous ont donné la même réponse à nos demandes: aucune décision n'est arrêtée et nous ne ferons rien sans vous consulter.

Nous allons redire à la direction d'Air France que nous tenons à la poursuite d'un dialogue concret sur ce sujet, car nous voulons qu'air France Industries gagne le défi du développement de la maintenance aéronautique et qu'elle se gagne à Orly.

Troisième problème: les Pertes fiscales.

c'est prés de 250 millions de francs de recettes qui sont menacées pour les départements et les communes de l'Essonne et du Val-de-Marne sous le double effet de la localisation du siège d'air France 3 Roissy et de la fusion Air France / Air Inter. Le Conseil général de l'Essonne craint pour 80 millons de francs; le maire de Paray-Vieille-Poste est Inquiet pour 7 millions de francs dans son Budget; l'écrêtement d'Alr Inter représentait quelques 72 millions à répartir entre plusieurs communes des deux départements. Ce n'est donc pas une petite affaire !

Il faut traiter le dossier, ce qui signifie que la localisation des bases qui existaient à Orly doit demeurer inchangée, que les activités que j'ai citées doivent rester, mals aussi que des Injustices doivent (être réparées: est-il Juste, par exemple, que la Taxe Professionnelle d'ADP Soit ~localisé au siège parisien tandis que les nuisances aéroportuaires sont A Orly et à Roissy ?

Avant de vous présenter nos propositions, je veux souligner encore une fois l'importance de traiter du développement du transport aérien en accordant la plus grande attention aux nuisances qu'entralne cette activité.

Cela est vrai pour tous les aéroports, car l'aéroport &laqno;tire la ville», en quelque sorte. Mals c'est encore plus vrai à Orly, cet aéroport dont notre ami Michel HERRY, Président du comité de défense des villes riveraines, a coutume de dire qu'il est bien particulier puisqu'il a été créé à l'lntérleur d'un tissu urbain existant.

N'introduisons pas de faux débat: les riverains ont conscience que ce mode de transport est utile, qu'un aéroport en milieu urbain est un atout pour la région, que cela peut être bon pour l'économie. Seulement, lorsqu'on Volt s'aggraver les nuisances de manière non maîtrisée, que les emplois sont réduits alors qu'ils devraient croître, et que les communes sont souséqulpées par manque de ressources, ils sont mécontents et ils ont raison.

Il faut donc avancer vers des solutions offensives dans tous les domaines et nommément dans celui de l'indemnisation. Davantage de riverains doivent accéder à l'aide à l'insonorisation et il faut mettre en place une ressource stable et durable pour permettre aux communes sinistrées de revivre.

sur ces deux points, nous avons observé un certain nombre d'ouvertures dans le cadre de la concertation engagée par le Ministre. Il s'agit maintenant de confirmer et de prendre des mesures d'urgence sans attendre le résultat des autres négociations, certaines faisant appel à des ressorts plus complexes.

c'est donc en fonction de toutes ces considérations, et en vue de favoriser le rayonnement d'Orly comme l'un des deux aéroports Intercontinentaux de la région la Plus riche d'Europe et de l~une des plus belle capitales du monde, que nous formulons trois séries de propositions visant à dessiner une perspective d'avenir:

1- Des propositions pour développer et maintenir l'emploi et l'activité économique dans une logique de développement bipolaire, articulant une présence forte d'air France à Orly et Roissy

a AIR FRANCE CARGO doit demeurer à Orly où des Investissements de modernisation de l'activité fret sont nécessaires, ainsi qu'une meilleure synergie avec le MIN de Rungis;

b- dans le même mouvement, 11 faut maintenir l'activité d'Orly CPA (LA POSTE) en capacité de servir l'économie locale;

c- AIR FRANCE INDUSTRIES: le Conseil Général renouvelle sa proposition à la direction d'air FRANCE de conduire une opération d'aménagement concerté (AIR FRANCE, ADP, SAF 94, SADEV 94, CDC) visant à moderniser et développer sur place l'Outil de travail.

d- AIR FRANCE et ADP doivent engager un partenariat pour l'emplol avec les collectivités locales, les conseils généraux et l'état dans l'esprit de ce qui a été fait autour de Roissy;

e-Des formations universitaires doivent être développées en relation avec les activités de maintenance aéronautique, de transport, de logistique, de gestion, d'informatique;

f- Le pôle ORLY-RUNGIS doit devenir un noeud stratégique de télécommunications, Inclus dans la &laqno; Francilienne des télécoms »;

g- Nous proposons la réalisation en Val-de-Marne, sur les terrains non bâtis entre l'aéroport et le MIN de Rungis, d'un espace de congrès et d'un parc d'expositions de rayonnement International

h- par ailleurs, nous souscrivons à la mise en place d'un observatoire qui doit permettre de travailler en concertation sur le moyen et long terme.

2" Des propositions visant a limiter les nuisances et à améliorer les retombées économiques

a- Des mesures de régulation publique doivent être prises pour favoriser un meilleur remplissage des avions, de manière à concilier le niveau actuel du trafic avec la limitation des mouvements, et à libérer des créneaux pour le fret aux heures creuses;

b- Le couvre-feu et le plafonnement annuel des vols z Orly doivent être maintenus;

c Le Plan d'exposition au Bruit (PET) doit être révisé d'une Manière qui permette aux communes les plus touchées par le survol des avions de rénover Leur tissu urbain et aux habitants de se loger dignement;

d-Le fonds d'aide aux riverains, institué en relation avec le Plan de Gêne sonore (PGS, doit être davantage ouvert aux habitants quelle que soit la date de construction de leur habitation de façon à augmenter le nombre de bénéficiaires de l'aide à l'insonorisation;

e- Les communes les plus touchées par le survol des avions et donc par la dégradation de leur tissu urbain, par la désaffection des activités Economiques et par la densité de population soumise AU bruit ont droit à une ressource pérenne de compensation : une redevance de 5 Francs par passager embarqué pourrait ainsi dégager un produit de l'ordre de 60 millions de Francs au bénéfice des communes concernées.

f- Le produit fiscal des activités d'Orlv doit rester A Orly malgré la fusion d'air FRANCE / AIR INTER et être élargi : une concertation doit être mise en place avec les collectivités concernées afin de mettre sur pied un systhème de répartition qui ait l'agrément de tous.

3" Des propositions visant à améliorer l'accessibilité de l'aéroport et sa connexion avec les réseaux de trznsport

a- création d d'une correspondance ORLYVAL / Ligne C du RER / T.G.V. à Rungis/la Fraternelle;

 

D- prolongement de la ligne de métro n°7 Jusqu'à Juvisy par un mode de TC lourd et correspondance avec le TVM ;

 

c- réouverture de la ligne de grande ceinture au trafic voyageurs, notamment en vue de favoriser la synergie entre les deux aéroports Internationaux (Orly / Roissy) ;

 

d- création d'une gare de fret Intermodale reliant l'aéroport à a grande ceinture et au faisceau de Rungis/sENlA;

 

e- amélioration des franchissements de Seine, notamment par la création de nouvelles liaisons de transports en commun est-ouest.

 

 

Voici donc l'état de notre réflexion et de nos propositions. NOUS n'avons d'autre ambition que d'apporter notre contribution au débat, à l'action de tous les Intéressés et, si cela est possible et nécessaire, notre participation, avec les moyens du département, A l'investissement de projets concrets.

 

C~est parce que nous voulons que le Val-de Marne aille de l'avant fort de tous ses atouts, au sein dune île-de-France rééquilibrée vers l'est, que nous avons tenu à apporter notre pierre à l'édifice commun.

 

Nous avons demandé à Monsieur le Ministre des Transports de recevoir une délégation d'élus à laquelle nous souhaitons participer. Dans le même mouvement, nous tiendrons le 21 septembre une séance du Conseil général au cours de laquelle le devenir de la plate-forme d'Orly sera à nouveau abordé. Le Conseil général de I'Essonne fera de même le 24 septembre.

 

Pendant cette période, Je puis vous assurer que tous les contacts seront pris avec les différents acteurs Intéressés · élus, associations, syndicats, chambres consulalres - afin de construire ensemble le piolet et la démarche qui permettront de gagner le pari du développement parallèle et maîtrisé d'Orly et de Roissy, ,pour l'emploi et pour l'environnement.