Communiqué de l'ACNUSA

 


mardi 4 juillet 2000, 22h04

L'Autorité de contrôle des nuisances sonores aéroportuaires juge nécessaire un troisième aéroport en Ile-de-France

PARIS (AP) -- L'Autorité de contrôle des nuisances sonores aéroportuaires (ACNUSA) estime ''indispensable de décider aujourd'hui de la mise en place d'un troisième aéroport'' en région parisienne.

Dans un communiqué diffusé mardi, l'ACNUSA juge que ''l'exploitation de ce troisième aéroport permettra d'apporter une réponse efficace au souci légitime des riverains d'Orly et de Roissy-Charles-de-Gaulle de ne pas voir se dégrader davantage leur environnement sonore''.

''Il va de soi'', ajoute l'ACNUSA, qu'une ''vigilance toute particulière devra être exercée par les pouvoir publics afin de ne pas laisser se créer sur cet aéroport, les problèmes rencontrés à Roissy-Charles-de-Gaulle du fait d'une urbanisation mal maîtrisée''.

L'ACNUSA estime que les engagements pris par le gouvernement concernant la situation des aéroports franciliens, c'est à dire le plafonnement à 250.000 créneaux horaires annuels pour Orly, et la limite de 55 millions de passagers et la non augmentation du bruit par rapport à celui de 1997 pour Roissy, ''ne pourront pas être tous tenus''.

''En effet'', note l'ACNUSA, ''l'augmentation en 1999 du trafic de la région parisienne est de plus de cinq millions de passagers'' et ''la prévision pour l'année 2000 est du même ordre''. ''Le report sur les plateformes aéroportuaires en région est difficile car elles sont elles-mêmes confrontées à des problèmes d'insertion environnementale''.

Créée par la loi du 12 juillet 1999, mais mise en place en mars 2000, l'ACNUSA est présidée par Roger Léron, ancien rapporteur de la loi du 31 décembre 1992 contre le bruit et ancien président du Conseil national du bruit. Elle est composée de huit spécialistes de l'environnement, de la santé et du secteur aéronautique.

Depuis sa mise en place, l'ACNUSA a tenu huit réunions plénières consacrées à l'examen pratique de l'impact des activités aéroportuaires sur les populations riveraines. De plus, elle visitera d'ici le 10 juillet les neuf grands aéroports nationaux pour lesquelle elle exerce une compétence particulière en matière de définition d'indicateurs de bruit, de mesure des nuisances sonores et de suivi des trajectoires.